Le blog du bateau Ange-Gabriel : sa métamorphose en bateau de séminaires, de croisières et de fêtes...
vendredi 18 juillet 2008
[Presse] European Sound Delta, la croisière sonore s’amuse
jeudi 17 juillet 2008
European Sound Delta sur MySpace
http://www.myspace.com/sounddelta
mercredi 16 juillet 2008
mardi 15 juillet 2008
Faire construire sa maison en Bulgarie ?
Ils ont super bien bossé et vont terminer les travaux qui rendront le bateau confortable pour les 3 prochains mois de voyage vers Strasbourg puis Namur.
Il a terminé le câblage du générateur 220 volts. Il a presque fini d’installer le circuit 24 volts, installé presque tous les luminaires, terminé l’électricité complète dans la future salle de bain (transformée actuellement en cabine), tiré un nouveau câblage dans la chambre près du logement du marinier, raccordé le lave-vaisselle. Tout ça en une journée…
Gîte du bateau
Lors de la navigation pour arriver à Rousse, le bateau gîtait de plus en plus : jusqu'à plus de 3 degrés tribord. Ca paraît peu, mais c’est déjà très visible à l’œil nu et ça demande de rééquilibrer son centre de gravité quand on marche à bord.
Yugo, avec son expérience, nous a demandé d’aller voir si le fond de la cale du pic avant prenait l’eau. Après avoir vidé la cale remplie à raz-bord de matériaux de construction, nous avons effectivement découvert près de 40 cm d’eau en fond de cale. Pas de stress chez Yugo. Nous avons pompé en navigation. En téléphonant à Albert, l’ancien propriétaire, celui-ci nous a expliqué d’où venait l’entrée d’eau. Il s’agit de deux boulons à resserrer sous le niveau de l’eau à l’intérieur du pic avant. Il connaît bien la bête ;-)
Manifestement, même après avoir bougé les objets lourds de bâbord vers tribord il y a quelques jours, le gîte continue à s’accentuer.
Nous avons enfin découvert d’où venait le problème. Les 10.000 litres d’eau des cuves ne se vident pas uniformément, mais uniquement d’un côté. Au fur et à mesure de la consommation journalière, le bateau s’allège d’un côté et s’enfonce de l’autre.
Priorité pour le plombier à raccorder toutes les cuves entre elles. Ca devrait nous permettre de gérer le gîte uniquement en ouvrant ou en fermant certaines des 10 cuves de 1 tonne par rangées.
Chaque jour, nous solutionnons un problème. On y arrivera :-)
Manifestement, même après avoir bougé les objets lourds de bâbord vers tribord il y a quelques jours, le gîte continue à s’accentuer.
Nous avons enfin découvert d’où venait le problème. Les 10.000 litres d’eau des cuves ne se vident pas uniformément, mais uniquement d’un côté. Au fur et à mesure de la consommation journalière, le bateau s’allège d’un côté et s’enfonce de l’autre.
Priorité pour le plombier à raccorder toutes les cuves entre elles. Ca devrait nous permettre de gérer le gîte uniquement en ouvrant ou en fermant certaines des 10 cuves de 1 tonne par rangées.
Chaque jour, nous solutionnons un problème. On y arrivera :-)
Nouvelles photos
Nous avons une connexion WIFI à bord cette semaine. J'en profite pour mettre en ligne quelques photos de la navigation avec le Collectif MU :
C'est ici : http://picasaweb.google.com/xaviervd/EuropeanSoundDelta
![]() |
| European Sound Delta |
C'est ici : http://picasaweb.google.com/xaviervd/EuropeanSoundDelta
lundi 14 juillet 2008
European Sound Delta
Voici la carte du trajet des deux bateau sur le Rhin et sur le Danube avec les dates de passages dans les différentes villes :
view on esd
view on esd
Rousse en Bulgarie
Nous sommes arrivés à Rousse, en Bulgarie. Nous y restons jusque dimanche prochain. Après l’accident d’Oltenita, ça fait du bien de changer d’endroit et mettre pied à terre pour quelques jours. L’équipe de MU est en pleine effervescence. Le camion de matériel est arrivé avec du matériel de montage, un studio son, une antenne satellite, du matériel informatique et audiovisuel. Ils ont également établi le contact avec leurs partenaires Roumains et Bulgares sur place. Tout du monde bien sympathique :-)
De notre côté, hier, après une panne de la pompe à eau du bateau qui empêchait de prendre une douche, aller aux toilettes ou faire la vaisselle, Diego a réussi, avec l’aide de l’équipage serbe du bateau voisin, à en réinstaller une nouvelle.
Nous avons eu un peu de temps, hier, pour découvrir la ville. Ça a l’air vraiment très sympa. J’espère que nous aurons l’occasion durant la semaine de la découvrir plus en profondeur et de participer aux évènements organisés par MU et leurs partenaires.
Ce matin, nous aurons à bord 4 ouvriers Bulgare pour mettre le bateau en ordre de marche : un électricien, un plombier et deux menuisiers. Les choses vont sérieusement avancer.
Pour ceux qui voudraient me joindre, j’ai pris un nouveau numéro Bulgare pour mon téléphone potable : +35 987 620 34 85
De notre côté, hier, après une panne de la pompe à eau du bateau qui empêchait de prendre une douche, aller aux toilettes ou faire la vaisselle, Diego a réussi, avec l’aide de l’équipage serbe du bateau voisin, à en réinstaller une nouvelle.
Nous avons eu un peu de temps, hier, pour découvrir la ville. Ça a l’air vraiment très sympa. J’espère que nous aurons l’occasion durant la semaine de la découvrir plus en profondeur et de participer aux évènements organisés par MU et leurs partenaires.
Ce matin, nous aurons à bord 4 ouvriers Bulgare pour mettre le bateau en ordre de marche : un électricien, un plombier et deux menuisiers. Les choses vont sérieusement avancer.
Pour ceux qui voudraient me joindre, j’ai pris un nouveau numéro Bulgare pour mon téléphone potable : +35 987 620 34 85
dimanche 13 juillet 2008
Tragique accident à Oltenita
Hier, pour une raison incompréhensible, un homme d’une cinquantaine d’années à voulu sauter dans l’eau depuis le toit du ponton où était amarré notre bateau, en sautant par dessus la largeur du bateau. Il a manifestement mal évalué la distance et s’est fracassé la tête sur la rambarde du pont central avant que son corps ne tombe et disparaisse en quelques secondes sous l’eau, dans le courant relativement fort à cet endroit. Les secours étaient sur place dans les secondes qui ont suivi l’accident. Son corps n’a pas encore été retrouvé. À ce stade de l’enquête la police retient la thèse de l’accident.
Il s’appelait Valentin Novic, était le capitaine d’un petit bateau à passagers dans le port de Oltenita. Il était marié et père de trois enfants.
Nous l’avions rencontré dans l’après-midi. Il était monté à bord et avait sympathisé avec quelques membres de l’équipe. Il avait amené de l’excellent poisson à manger. Cette nuit, nous avons organisé une petite cérémonie avant de repartir, tôt ce matin, pour Giurgui. Nous devions naviguer deux petites journées et dormir à l’ancre. Nous avons décidé de partir tôt ce matin et de faire la route en une grosse journée pour arriver ce soir à terre.
Il s’appelait Valentin Novic, était le capitaine d’un petit bateau à passagers dans le port de Oltenita. Il était marié et père de trois enfants.
Nous l’avions rencontré dans l’après-midi. Il était monté à bord et avait sympathisé avec quelques membres de l’équipe. Il avait amené de l’excellent poisson à manger. Cette nuit, nous avons organisé une petite cérémonie avant de repartir, tôt ce matin, pour Giurgui. Nous devions naviguer deux petites journées et dormir à l’ancre. Nous avons décidé de partir tôt ce matin et de faire la route en une grosse journée pour arriver ce soir à terre.
Les travaux continuent !
Hier, l’électricien a réparé le groupe électrogène principal. il a câblé le boiler, fait presque tous les branchements en 220 volts, il a fait les branchements au tableau, il a branché les boîtes de dérivation, il a repéré tous les branchements et tirés les câbles manquants. Ensuite il s’est occupé des luminaires et prises de 220 volts de la grande salle.
Il lui reste à terminer les circuits 220 volts et à s’attaquer aux circuits 24 volts.
Le problème de la douche froide est en train de se résoudre…
Nous avons également eu plusieurs fois Albert, l’ancien propriétaire du bateau, qui nous a expliqué plusieurs choses dans la salle des machines que nous n’arrivions pas à comprendre du premier coup. Vraiment sympa et très efficace ! C’est impressionnant comme il connaît, même à distance chaque vanne, chaque interrupteur, chaque pièce de sa salle…
Maintenant que le générateur fonctionne et que le boiller est alimenté en électricité, nous avons trouvé un plombier roumain qui est occupé, avec un collègue à brancher l’alimentation en eau. Il va également en profiter pour brancher l’arrivée d’eau et l’évacuation de la machine à laver ainsi que le branchement du gaz pour le frigo privé de l’équipage.
C’est un point important car notre pilote, assez corpulent, aime bien être « autonome » en boissons et nourriture. Il vient d’ailleurs d’aller en ville se ravitailler. Il nous a convoqué, Diego et moi, dans sa cabine (première fois que j’y rentrais depuis son arrivée) pour nous montrer les sacs de pain et de saucissons en tout genre. Dès qu’on a faim, on peut aller dans sa cabine et manger, sur sa petite table, du pain et du saucisson « pour l’équipage ». C’est très mignon et très touchant… Dommage que je n’arrive pas à avaler plus d’une bouchée du saucisson local… Trop spécial pour moi…
En plus, on est déjà tellement gâté par Christophe, que je ne pense pas avoir de soucis de ce côté-là :-)
(Post rédigé le 12 juillet)
Il lui reste à terminer les circuits 220 volts et à s’attaquer aux circuits 24 volts.
Le problème de la douche froide est en train de se résoudre…
Nous avons également eu plusieurs fois Albert, l’ancien propriétaire du bateau, qui nous a expliqué plusieurs choses dans la salle des machines que nous n’arrivions pas à comprendre du premier coup. Vraiment sympa et très efficace ! C’est impressionnant comme il connaît, même à distance chaque vanne, chaque interrupteur, chaque pièce de sa salle…
Maintenant que le générateur fonctionne et que le boiller est alimenté en électricité, nous avons trouvé un plombier roumain qui est occupé, avec un collègue à brancher l’alimentation en eau. Il va également en profiter pour brancher l’arrivée d’eau et l’évacuation de la machine à laver ainsi que le branchement du gaz pour le frigo privé de l’équipage.
C’est un point important car notre pilote, assez corpulent, aime bien être « autonome » en boissons et nourriture. Il vient d’ailleurs d’aller en ville se ravitailler. Il nous a convoqué, Diego et moi, dans sa cabine (première fois que j’y rentrais depuis son arrivée) pour nous montrer les sacs de pain et de saucissons en tout genre. Dès qu’on a faim, on peut aller dans sa cabine et manger, sur sa petite table, du pain et du saucisson « pour l’équipage ». C’est très mignon et très touchant… Dommage que je n’arrive pas à avaler plus d’une bouchée du saucisson local… Trop spécial pour moi…
(Post rédigé le 12 juillet)
MU at work ! Ca bosse ferme !
Je suis impatient de découvrir leurs productions, avec des images et des sons du Danube… Dès qu’elles sont en ligne, j’envoie les URL :-)
C’est une équipe vraiment très très sympa, qui a l’air très créative et assez organisée… Je suis également impatient de découvrir leurs premiers événements en live à Giurgiu et Russe !
24 heures chrono sur une péniche
Nous vivons, Diego et moi, des journées bien chargées. Depuis ce matin 7 heures, j’ai été à la police des douanes Roumaines, au ponton pour régler le stationnement du bateau et remplir le rapport de navigation à la capitainerie du port.
Ce matin, les batteries étaient de nouveau morte car la pompe pour évacuer l’eau de l’évier de la cuisine fonctionne quasiment en continu à cause du refoulement de l’eau dû au gîte excessif du bateau (environ 2° à tribord).
Après avoir fait démarrer le générateur 24 volts, Diego a passé plus d’une heure dans la salle des machines pour faire démarrer le générateur 220 volts. C’est maintenant chose faite ! Nous avons commencé à déplacer les éléments de poids sur le pont central pour rééquilibrer le gîte du bateau. Nous allons voir comment transvaser l’eau et éventuellement le fioul des citernes tribord vers celles de bâbord. Nous avons déjà regagné un tiers de degré vers babord.
Nous avons eu une réunion avec le pilote pour une mise au point sur notre travail ensemble. Il nous voit, Diego et moi, sans aucune expérience ni de navigation, ni de mécanique, éléctricité ou plomberie, tenter de gérer le confort de 10 passagers à bord d’un bateau dont les commodités de bases ne sont pas encore existante, dans des pays dont nous parlons pas un mot, en gérant des ouvriers étrangers qui travaillent au milieu des passagers… Il a donc décidé de nous transmettre ses connaissances et de nous rendre le plus autonome possible en faisant de nous, une fois arrivés à Vukovar, des vrais marins d’eau douce. C’est vraiment une excellente école, car avec ses 40 ans d’expérience de navigation il nous apprend vraiment le métier. Malgré ses côtés souvent un peu rude, il nous explique, toujours dans notre Allemand commun de 20 à 30 mots, comment doit fonctionner un bateau et comment doit s’organiser la vie à bord. Il est très pédaguoge et s’assuren à chaque fois que nous avons bien compris et intégré avant de passer à la suite. C’est complètement nouveau pour nous et vraiment très intéressant.
Je découvre le métier de Capitaine. N’ayant jamais eu que quelques bribes d’informations sur le sujet, c’est beaucoup plus de responsabilité que ce à quoi je m’attendais… Et c’est à la fois un peu angoissant, mais très excitant et passionnant !
Yugo, qui est un pilote Serbe de 60 ans, est très à cheval sur les principes, l’autorité, la hiérarchie, la discipline, le travail… Il s’est donc mis en tête de faire de moi un vrai Capitaine. Et c’est vrai que la vie à bord avec 10 passagers et 3 membres d’équipage, dont des belges, français, anglais, serbe, canadien, roumain, américain, sur un Fleuve en eaux internationales entre deux pays dont un est dans l’espace Shegen et l’autre non, ce n’est pas une mince affaire…
Yugo m’explique, par exemple, que les passagers sur le bateau sont en territoire belge. Ce sont les lois belges qui sont d’application à bord. C’est pour cette raison que à chaque débarquement ou à chaque largage d’amarres nous avons un contrôle de police à bord. Comme en avion, on passe une frontière au décollage et à l’atterrissage. Simple contrôle si nous embarquons et débarquons entre deux ports d’un même pays et plus approfondi (les fameuses « Revizionne ») si nous débarquons dans un pays (la Bulgarie, par exemple) en provenance d’un port de le rive en face (la Roumanie)…
Changer de rive peut donc prendre plusieurs heures avant que les passagers ne puissent débarquer à terre… Yugo m’explique également que c’est le Capitaine qui garde les passeports des passagers entre l’embarquement et le débarquement. J’ai une farde avec tous les papiers du bateau, les passeports des passagers, la liste complète des passagers et des membres d’équipages, un document qui reprend la liste de tout le matériel à bord. Ces listes sont mises à jours à chaque contrôle et tamponnées par la police pour présentation au débarquement suivant.
Hier soir à l’arrivée, j’ai dû débarquer seul pour accompagner l’agent de police jusqu’au bureau des douanes, remplir le rapport de navigation, présenter les papiers des passagers et du bateau. Une fois le contrôle terminé, je rends leurs passeports aux passagers qui ont alors l’autorisation de débarquer. Je me rend ensuite à la capitainerie pour remplir le rapport de navigation.
Au niveau légal, le rôle du capitaine est important aussi. En cas d’accident avec un passager ou en navigation, le capitaine est responsable. Je dois garder les passeports des passagers après le contrôle de départ, jusqu’au contrôle d’arrivée dans la ville suivante. Après le contrôle de police. Je rends les passeports aux passagers, qui peuvent, à ce moment-là, débarquer librement à terre. Je suis également responsable du fait que notre pilote Serbe ne quitte pas la ville d’amarrage car il dispose d’un seulement d’un visa fluvial valable pour les villes du Danube.
Yugo me donne toutes une série de petits (et de grands) conseils en coulisses, tout en me mettant en avant à chaque fois… C’est très touchant. Il me dit ce que je dois faire et puis « allez, en avant, c’est au capitaine d’y aller ». Il ne se présente « que » comme le pilote qui obéit aux ordres du capitaine. Il répète : « Le capitaine dit go, je fais go. Le capitaine dit stop, je fais stop ». J’ai l’impression d’avoir un grand-père qui donne des conseils de vie à son petit-fils qui débute dans le métier… Et même si je n’en comprends pas toujours tout de suite le sens, je me rends compte, même après coup, qu’il y a toujours une bonne raison à ses recommandations.
Je me rends compte que, autant pour la sécurité, que pour l’organisation de la vie à bord, c’est vraiment important de prendre cette charge et les devoirs qui y sont associés…
(Ce post a été écrit le 12 juillet, avant l’accident. Je le publie tel quel)
Ce matin, les batteries étaient de nouveau morte car la pompe pour évacuer l’eau de l’évier de la cuisine fonctionne quasiment en continu à cause du refoulement de l’eau dû au gîte excessif du bateau (environ 2° à tribord).
Après avoir fait démarrer le générateur 24 volts, Diego a passé plus d’une heure dans la salle des machines pour faire démarrer le générateur 220 volts. C’est maintenant chose faite ! Nous avons commencé à déplacer les éléments de poids sur le pont central pour rééquilibrer le gîte du bateau. Nous allons voir comment transvaser l’eau et éventuellement le fioul des citernes tribord vers celles de bâbord. Nous avons déjà regagné un tiers de degré vers babord.
Nous avons eu une réunion avec le pilote pour une mise au point sur notre travail ensemble. Il nous voit, Diego et moi, sans aucune expérience ni de navigation, ni de mécanique, éléctricité ou plomberie, tenter de gérer le confort de 10 passagers à bord d’un bateau dont les commodités de bases ne sont pas encore existante, dans des pays dont nous parlons pas un mot, en gérant des ouvriers étrangers qui travaillent au milieu des passagers… Il a donc décidé de nous transmettre ses connaissances et de nous rendre le plus autonome possible en faisant de nous, une fois arrivés à Vukovar, des vrais marins d’eau douce. C’est vraiment une excellente école, car avec ses 40 ans d’expérience de navigation il nous apprend vraiment le métier. Malgré ses côtés souvent un peu rude, il nous explique, toujours dans notre Allemand commun de 20 à 30 mots, comment doit fonctionner un bateau et comment doit s’organiser la vie à bord. Il est très pédaguoge et s’assuren à chaque fois que nous avons bien compris et intégré avant de passer à la suite. C’est complètement nouveau pour nous et vraiment très intéressant.
Je découvre le métier de Capitaine. N’ayant jamais eu que quelques bribes d’informations sur le sujet, c’est beaucoup plus de responsabilité que ce à quoi je m’attendais… Et c’est à la fois un peu angoissant, mais très excitant et passionnant !
Yugo, qui est un pilote Serbe de 60 ans, est très à cheval sur les principes, l’autorité, la hiérarchie, la discipline, le travail… Il s’est donc mis en tête de faire de moi un vrai Capitaine. Et c’est vrai que la vie à bord avec 10 passagers et 3 membres d’équipage, dont des belges, français, anglais, serbe, canadien, roumain, américain, sur un Fleuve en eaux internationales entre deux pays dont un est dans l’espace Shegen et l’autre non, ce n’est pas une mince affaire…
Yugo m’explique, par exemple, que les passagers sur le bateau sont en territoire belge. Ce sont les lois belges qui sont d’application à bord. C’est pour cette raison que à chaque débarquement ou à chaque largage d’amarres nous avons un contrôle de police à bord. Comme en avion, on passe une frontière au décollage et à l’atterrissage. Simple contrôle si nous embarquons et débarquons entre deux ports d’un même pays et plus approfondi (les fameuses « Revizionne ») si nous débarquons dans un pays (la Bulgarie, par exemple) en provenance d’un port de le rive en face (la Roumanie)…
Changer de rive peut donc prendre plusieurs heures avant que les passagers ne puissent débarquer à terre… Yugo m’explique également que c’est le Capitaine qui garde les passeports des passagers entre l’embarquement et le débarquement. J’ai une farde avec tous les papiers du bateau, les passeports des passagers, la liste complète des passagers et des membres d’équipages, un document qui reprend la liste de tout le matériel à bord. Ces listes sont mises à jours à chaque contrôle et tamponnées par la police pour présentation au débarquement suivant.
Hier soir à l’arrivée, j’ai dû débarquer seul pour accompagner l’agent de police jusqu’au bureau des douanes, remplir le rapport de navigation, présenter les papiers des passagers et du bateau. Une fois le contrôle terminé, je rends leurs passeports aux passagers qui ont alors l’autorisation de débarquer. Je me rend ensuite à la capitainerie pour remplir le rapport de navigation.
Au niveau légal, le rôle du capitaine est important aussi. En cas d’accident avec un passager ou en navigation, le capitaine est responsable. Je dois garder les passeports des passagers après le contrôle de départ, jusqu’au contrôle d’arrivée dans la ville suivante. Après le contrôle de police. Je rends les passeports aux passagers, qui peuvent, à ce moment-là, débarquer librement à terre. Je suis également responsable du fait que notre pilote Serbe ne quitte pas la ville d’amarrage car il dispose d’un seulement d’un visa fluvial valable pour les villes du Danube.
Je me rends compte que, autant pour la sécurité, que pour l’organisation de la vie à bord, c’est vraiment important de prendre cette charge et les devoirs qui y sont associés…
(Ce post a été écrit le 12 juillet, avant l’accident. Je le publie tel quel)
jeudi 10 juillet 2008
Collectif MU
Les premiers passagers du collectif MU nous ont rejoint hier soir à Silistra, en Bulgarie. Très sympa de retrouver ici ceux que nous avions déjà rencontré il y a quelques mois en Belgique.
Le bateau est « presque » prêt… Nous ferons du camping quelques jours encore…
Diego, Yugo le pilote et moi, avons rangé le bateau, nettoyé vite vite pour accueillir le mieux possible les premiers arrivants… Mission presque accomplie… J’aurais bien aimé pouvoir présenter le bateau avec plus de commodités, de l’eau chaude, une machine à laver, un lave-vaiselle, un four en état de marche, des cabines complètement fermées et isolées, la terrasse peinte entièrement, l’entrée peinte également…
Nous allons passer notre journée avec eux pour préparer la venue des premiers invités. C’est vraiment pas évident car même si le travail réalisé sur le bateau a été énorme en quantité et excellent en qualité, il reste tant de chose à faire pour que les conditions de vie à bord aient juste le niveau nécessaire… Il manque juste les derniers pourcents qui font que l’on aurait fait Woaw en montant à bord…

Heureusement, l’équipe de MU est vraiment très sympa, très compréhensive et hyper-constructive. Ils ont mis la main à la pâte pour monter eux-mêmes des meubles. Nous avons fait ce midi la liste des tâches à réaliser en urgence et celles qui sont à réaliser juste après, sans doute à Russe ou à Giurgiu.
Nous cherchons des ouvriers roumains ou bulgare pour terminer la plomberie, l’électricité, un peu de menuiserie, réparer le générateur de courant… La traductrice roumaine du projet semble avoir trouvé une première personne...
Le pilote ne comprend pas exactement tout ce qui se passe, mais il sens que nous devons faire tellement de choses en même temps et que c’est quasiment mission impossible qu’il nous donne un sérieux coup de main. Même si il râle sur tout ce qui ne fonctionne pas encore à bord. Et la liste est longue…
En même temps, la magie du bateau sur le Fleuve et la présence enthousiaste et généreuse de Diego à mes côtés font que toutes ces épreuves n’entame pas mon émerveillement sur ce fabuleux projet ! Je post ce blog et je rejoins les autres sur le pont central pour manger devant le coucher de soleil sur le Danube le repas préparé par le Christophe, le cuisinier de l'équipe...
Le bateau est « presque » prêt… Nous ferons du camping quelques jours encore…
Diego, Yugo le pilote et moi, avons rangé le bateau, nettoyé vite vite pour accueillir le mieux possible les premiers arrivants… Mission presque accomplie… J’aurais bien aimé pouvoir présenter le bateau avec plus de commodités, de l’eau chaude, une machine à laver, un lave-vaiselle, un four en état de marche, des cabines complètement fermées et isolées, la terrasse peinte entièrement, l’entrée peinte également…
Nous allons passer notre journée avec eux pour préparer la venue des premiers invités. C’est vraiment pas évident car même si le travail réalisé sur le bateau a été énorme en quantité et excellent en qualité, il reste tant de chose à faire pour que les conditions de vie à bord aient juste le niveau nécessaire… Il manque juste les derniers pourcents qui font que l’on aurait fait Woaw en montant à bord…
Nous cherchons des ouvriers roumains ou bulgare pour terminer la plomberie, l’électricité, un peu de menuiserie, réparer le générateur de courant… La traductrice roumaine du projet semble avoir trouvé une première personne...
Le pilote ne comprend pas exactement tout ce qui se passe, mais il sens que nous devons faire tellement de choses en même temps et que c’est quasiment mission impossible qu’il nous donne un sérieux coup de main. Même si il râle sur tout ce qui ne fonctionne pas encore à bord. Et la liste est longue…
lundi 7 juillet 2008
Je suis amoureux
Elle me transporte. J’adore la toucher, la sentir frémir et vibrer entre mes mains quand je la guide…
Je la regarde, petite demoiselle au milieu des gros gabarits. C’est une vraie aventurière. Je l'admire et je suis tellement fière d’elle. C'est une courageuse. Elle ne se plaint jamais, même quand, loin de chez elle, les conditions deviennent difficiles. Pour ouvrir la voie, elle ne ménage pas sa peine, parfois depuis l’aube jusqu’aux dernières heures du jour…
Elle me gâte, me soigne, me chouchoute. Au premier abord, certain pourrait la trouver froide. Mais moi qui la connais, je la trouve douce, chaleureuse et enveloppante. Je me sens si bien en son sein.
Ce soir, la lune se reflète dans le Danube. Nous nous sommes accouplés à une barge au milieu du courant. Je me suis couché sur elle. Sous la voute étoilée, j’ai connu l’extase, l’ouverture du coeur. La lune en croissant fut notre témoin.
Notre amour est encore jeune, Mais je l’aime déjà tant. Je veux vivre auprès d’elle. C’est un Ange. C’est mon Ange. C’est l’Ange-Gabriel.
Administrations balkaniques
Depuis plusieurs jours nous découvrons les joies de l'administration balkanique.
Ce sont des tonnes de papiers à remplir dans des bureaux de l'ex période soviétique, avec de longues explications entre personnes de plus ou moins bonne composition, dans des bribes de langages communs... On découvre un nouvel univers... Ça nous change de notre petite Belgique, bien tranquille, avec des fonctionnaires le plus souvent sympas, compétents, rapides et généralement orientés solutions.
Dernier épisode en date entre l'agent fluvial à Russe en Bulgarie et la compagnie de livraison de gazoil. La situation semblait bloquée pour la livraison de gazoil à des particuliers. La compagnie ne pouvant livrer qu'à des professionnels. Après plusieurs aller-retours en bateau entre la bateau-citerne et le ponton de l'agent depuis 6 heures du matin jusque maintenant 14h00, nous avons été sauvé par un "truc" vraiment étonnant. Pour prouver que nous sommes des professionnels, il fallait un cachet officiel. Je me suis rappelé que j'avais, dans un de mes sacs, un cachet avec le nom du bateau, que j'avais reçu gratuitement en publicité sur internet. Muni de ce précieux cachet, nous sommes retourné chez l'agent et apparemment tout à l'air de se débloquer. Nous avons LE cachet ! A quoi peuvent tenir les choses parfois... Un simple cachet que j'avais commandé pour marquer mes livres avant de les prêter ;-)
Nos 48 heures de galères administrativo-fluviales ont l'air de se terminer sur cette pirouette rigolote...
Le chantier, après un moment de "mou" à repris un bon rythme. C'est aujourd'hui l'anniversaire d'Olivier. L'ambiance à bord est redevenue excellente ! Le bateau viens de redémarrer, on retourne bosser ! Youpie, ca fait du bien !
Ce sont des tonnes de papiers à remplir dans des bureaux de l'ex période soviétique, avec de longues explications entre personnes de plus ou moins bonne composition, dans des bribes de langages communs... On découvre un nouvel univers... Ça nous change de notre petite Belgique, bien tranquille, avec des fonctionnaires le plus souvent sympas, compétents, rapides et généralement orientés solutions.
Nos 48 heures de galères administrativo-fluviales ont l'air de se terminer sur cette pirouette rigolote...
Le chantier, après un moment de "mou" à repris un bon rythme. C'est aujourd'hui l'anniversaire d'Olivier. L'ambiance à bord est redevenue excellente ! Le bateau viens de redémarrer, on retourne bosser ! Youpie, ca fait du bien !
dimanche 6 juillet 2008
Retards...
Mauvaise journée pour notre planning de navigation...
Hier, looooongues tracasseries avec les autorités portuaires en Bulgarie. Ambiance tendue entre les capitaines du port, un "agent", une autre personne non-identifiée, notre pilote et Michel, pour palabrer et éviter des taxes très "locales" et surtout une "revizione" (visite complète et fouillée du bateau). Pas de magasin au port de Giurgiu, pas de quai pour débarquer les motos ou la voiture. Pas de gazoil pour le bateau.
Ce matin, expédition courses en taxi (le moyen le plus simple, le plus rapide et en fait assez économique) et surtout tentative pour trouver du fioul le dimanche. D'après le port, ce ne serait pas possible aujourd'hui... Nous hésitons à reprendre la route pour un hypothétique ravitaillement dans 200 km et le risque, d'après le pilote, de ne plus trouver de ravitaillement jusque Tulcea. Ce qui nous ferait tomber en panne sèche sur le Fleuve...
Nous venons donc de perdre quasiment 24 heures dans un planning déjà à flux tendu. Il nous reste une petite trentaine d'heures de navigation pour arriver à destination... Pendant ce temps, les travaux se terminent avec une équipe qui arrive à bout de force après 6 semaines de dur labeur et de vie en communauté dans des conditions de chantier difficiles. Le manque de sommeil se fait sentir chez chacun... L'ambiance reste positive, mais les corps sont épuisés et les têtes de l'équipage déjà tendues vers le retour...
Diego et moi, qui n'avons pas vécu l'ensemble de l'aventure du trajet aller, commençons à nous préparer à accueillir et à accompagner pour un mois le trajet retour avec les invités du Collectif MU entre la Roumanie et la Serbie. Michel reprendra le relais le 7 aout, après la Serbie jusqu'à Strasbourg le 25 septembre.
Hier, looooongues tracasseries avec les autorités portuaires en Bulgarie. Ambiance tendue entre les capitaines du port, un "agent", une autre personne non-identifiée, notre pilote et Michel, pour palabrer et éviter des taxes très "locales" et surtout une "revizione" (visite complète et fouillée du bateau). Pas de magasin au port de Giurgiu, pas de quai pour débarquer les motos ou la voiture. Pas de gazoil pour le bateau.
Ce matin, expédition courses en taxi (le moyen le plus simple, le plus rapide et en fait assez économique) et surtout tentative pour trouver du fioul le dimanche. D'après le port, ce ne serait pas possible aujourd'hui... Nous hésitons à reprendre la route pour un hypothétique ravitaillement dans 200 km et le risque, d'après le pilote, de ne plus trouver de ravitaillement jusque Tulcea. Ce qui nous ferait tomber en panne sèche sur le Fleuve...
Nous venons donc de perdre quasiment 24 heures dans un planning déjà à flux tendu. Il nous reste une petite trentaine d'heures de navigation pour arriver à destination... Pendant ce temps, les travaux se terminent avec une équipe qui arrive à bout de force après 6 semaines de dur labeur et de vie en communauté dans des conditions de chantier difficiles. Le manque de sommeil se fait sentir chez chacun... L'ambiance reste positive, mais les corps sont épuisés et les têtes de l'équipage déjà tendues vers le retour...
Diego et moi, qui n'avons pas vécu l'ensemble de l'aventure du trajet aller, commençons à nous préparer à accueillir et à accompagner pour un mois le trajet retour avec les invités du Collectif MU entre la Roumanie et la Serbie. Michel reprendra le relais le 7 aout, après la Serbie jusqu'à Strasbourg le 25 septembre.
samedi 5 juillet 2008
Album photos du voyage sur le Danube
Voici un lien vers l'album photo du voyage sur le Danube :
Je vais y déposer, en fonction de la connection internet, des photos complémentaires à celles du blog. Les photos sont classées par ordre chronologique, les nouvelles en bas...
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| Danube 2008 |
Je vais y déposer, en fonction de la connection internet, des photos complémentaires à celles du blog. Les photos sont classées par ordre chronologique, les nouvelles en bas...
De retour à bord !
Après une semaine passée en Belgique, me voici de retour sur le bateau.
Que de changements !

La cuisine est finie, la salle polyvalente est libérée de tout le stock de matériel, le plancher posé, le plafond isolé et les panneaux placés, les sanitaires, plomberie et électricité ont également bien avancé.
Il reste néanmoins pas mal de boulot et les dernières heures du chantier vont être très chargés. L’équipe s’est levé ce matin à 4 heures pour commencer à travailler à 5, en même temps que la navigation. Il reste beaucoup de travail à abattre. Tout ne sera pas terminé, mais l’objectif est que le bateau soit habitable dans les meilleures conditions possibles pour nos 10 invités qui embarquent dans maintenant un peu plus de 48 heures…
Un nouveau pilote est à bord. C’est un Serbe, nommé Yougoslave, et surnommé l’Ours des Carpates par l’équipage, rapport à sa douceur et à ses grognements, j’imagine ;-)
Ce n’est pas vraiment un tendre, mais il paraît que derrière sa rudesse et ses ordres aboyés, il est efficace et il a de l’humour. Je vous en dirais plus quand j’aurais osé l’approcher pour entamer une conversation avec mon Français, mon début d’Anglais, son Serbe, ses 5 mots d’Allemand et ses 3 mots d’Anglais.
Le Danube de plus en plus large... Le courant toujours bien présent aussi...
J’ai traversé une partie de la Roumanie en voiture entre Bucarest et le Danube. C’est vraiment un autre monde. Les charrettes sur les routes, les enfants qui jouent, parfois nus, les Roms, les chiens qui restent là, au milieu de la route et qu’il faut contourner… Les gens vivent dans un assez grand dénuement, les maisons en tôles… Sans verser dans l’image d’Epinal, la différence entre la capitale Bucarest et la campagne est vraiment frappante. Bucarest est assez propre, très animée et les filles en courte jupe colorées égayent la ville de leurs fines jambes bronzées, de leurs belles chevelures noires et de leurs éclatants sourires ! Mais je n’ai fait que traversé la ville en vitesse :-)
Que de changements !
Il reste néanmoins pas mal de boulot et les dernières heures du chantier vont être très chargés. L’équipe s’est levé ce matin à 4 heures pour commencer à travailler à 5, en même temps que la navigation. Il reste beaucoup de travail à abattre. Tout ne sera pas terminé, mais l’objectif est que le bateau soit habitable dans les meilleures conditions possibles pour nos 10 invités qui embarquent dans maintenant un peu plus de 48 heures…
Ce n’est pas vraiment un tendre, mais il paraît que derrière sa rudesse et ses ordres aboyés, il est efficace et il a de l’humour. Je vous en dirais plus quand j’aurais osé l’approcher pour entamer une conversation avec mon Français, mon début d’Anglais, son Serbe, ses 5 mots d’Allemand et ses 3 mots d’Anglais.
J’ai traversé une partie de la Roumanie en voiture entre Bucarest et le Danube. C’est vraiment un autre monde. Les charrettes sur les routes, les enfants qui jouent, parfois nus, les Roms, les chiens qui restent là, au milieu de la route et qu’il faut contourner… Les gens vivent dans un assez grand dénuement, les maisons en tôles… Sans verser dans l’image d’Epinal, la différence entre la capitale Bucarest et la campagne est vraiment frappante. Bucarest est assez propre, très animée et les filles en courte jupe colorées égayent la ville de leurs fines jambes bronzées, de leurs belles chevelures noires et de leurs éclatants sourires ! Mais je n’ai fait que traversé la ville en vitesse :-)
Les voitures sur le bateau
Galère, galère, galère…
Nous avions amené deux voitures avec nous dans le but d’être plus autonome et de pouvoir nous déplacer « autour » du bateau de manière pratique et rapide. Pour, par exemple, faire des courses, visiter une ville, conduire ou chercher quelqu’un à l’aéroport ou à la gare… Cela nous sécurisait de savoir que nous ne serions pas « bloqué » sur le bateau.
Dans la pratique, les voitures ont été des boulets que nous avons trainés derrière nous des centaines et des milliers de kilomètres…
Nous avons eu un problème de grue qui nous empêchait de monter ou de descendre les voitures du « garage » à l’avant du bateau.
Nous avons donc fait des navettes pour, sans cesse, aller chercher les voitures que nous avions laissées derrière nous, dans une ville, un village ou une écluse… Les endroits où l’on peut débarquer la voiture se font de plus en plus rare au fur et à mesure de l’avancement du voyage. Les quais sont de plus en plus hauts et surtout, de plus en plus rares.
Nous avons perdu des dizaines d’heures, parfois à plusieurs, sur les routes pour acheminer les voitures jusqu’à nous. Pour les courses, nous avons à chaque fois pu nous débrouiller autrement. Au lieu de contribuer à notre liberté et à notre autonomie, les voitures se sont, en fait, révélé êtres des charges et des grosses contraintes, mangeuses de temps, d’énergie, de disponibilité d’esprit et d’argent…
Pour finir en beauté, de retour pour une semaine en Belgique, la boite de vitesse de ma voiture à rendu l’âme. Heureusement après mon arrivée en Belgique. La dépanneuse (sur la photo) l’a déposé devant un cimetière, à côté de chez mon garagiste… Funeste signe ?
Je suis donc revenu en Roumanie en avion, libéré de ma voiture. Le bateau se suffit amplement à lui-même et il n’a pas besoin d’autres moyens de locomotion pour nous offrir un sentiment d’autonomie, de sécurité et de liberté :-)
Nous avions amené deux voitures avec nous dans le but d’être plus autonome et de pouvoir nous déplacer « autour » du bateau de manière pratique et rapide. Pour, par exemple, faire des courses, visiter une ville, conduire ou chercher quelqu’un à l’aéroport ou à la gare… Cela nous sécurisait de savoir que nous ne serions pas « bloqué » sur le bateau.
Dans la pratique, les voitures ont été des boulets que nous avons trainés derrière nous des centaines et des milliers de kilomètres…
Nous avons eu un problème de grue qui nous empêchait de monter ou de descendre les voitures du « garage » à l’avant du bateau.
Nous avons donc fait des navettes pour, sans cesse, aller chercher les voitures que nous avions laissées derrière nous, dans une ville, un village ou une écluse… Les endroits où l’on peut débarquer la voiture se font de plus en plus rare au fur et à mesure de l’avancement du voyage. Les quais sont de plus en plus hauts et surtout, de plus en plus rares.
Nous avons perdu des dizaines d’heures, parfois à plusieurs, sur les routes pour acheminer les voitures jusqu’à nous. Pour les courses, nous avons à chaque fois pu nous débrouiller autrement. Au lieu de contribuer à notre liberté et à notre autonomie, les voitures se sont, en fait, révélé êtres des charges et des grosses contraintes, mangeuses de temps, d’énergie, de disponibilité d’esprit et d’argent…
Je suis donc revenu en Roumanie en avion, libéré de ma voiture. Le bateau se suffit amplement à lui-même et il n’a pas besoin d’autres moyens de locomotion pour nous offrir un sentiment d’autonomie, de sécurité et de liberté :-)
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