jeudi 7 février 2008

Premières découpes dans la structure du bateau



Hier premiers découpages des denbords. Ça y est, on est bien dans le vif du sujet. Le bateau change d’aspect extérieur...




Découpage au plasma et à la scie circulaire. Impressionnant et belles couleurs avec le coucher de soleil...



Je suis impatient de retrouver le bateau dimanche. Les 10 mètres de denbords auront peut-être été retirés, ce qui nous permettra de visualiser la forme de la terrasse sur le pont :-)

mardi 5 février 2008

Démarrage en douceur

Hier, j’ai découvert, bien malgré moi, que le système de chauffage du bateau ne fonctionne pas comme à la maison. Comme il faisait trop chaud dans le bateau, avant de le quitter pour aller manger, j’ai coupé les vannes des différents radiateurs à bord. ERREUR ! Il s’agit d’une très ancienne chaudière au mazout, sans circulateur, sans thermostat, ni système d’arrêt ou de sécurité. La chaudière est donc montée très haut en température. De retour au bateau, je réouvre les vannes. L’eau bouillante et la vapeur produite par la chaudière se répandent dans les tuyaux dans un bruit d’enfer dans toute la partie arrière du bateau. Sifflements, craquements…Résultat des courses, une fuite dans le circuit sous un plancher ou derrière un escalier. Plus de pression. Seuls deux radiateurs fonctionnent encore dans la chambre et la salle de bain dans le bas du bateau.

Nous n’avons compris cela qu’après avoir essayé de remplir plusieurs fois le ballon à l’aide d’une pompe à main… Épique ;-)

Aujourd’hui donc, petite journée… Mais remplie de « petites » choses très utiles…



Fin de matinée, le camion est venu débarquer les tôles, renforts en métal, et les marches du futur escalier d’accès à la cale.

Après-midi, opération raccordement à terre !

Ce soir, le bateau est équipé de gaz (cuisinière et frigo raccordés), il est raccordé au 220 volts à terre et la citerne d’eau est à nouveau remplie.

Après les achats de câbles, raccords, tuyaux, joints... Et tous les petits chipots nécessaires pour raccorder tout ça, le soleil commençait déjà à descendre à l’horizon.

Le temps pour Michel de faire des essais de découpe de tôle avec le nouvel engin à découper le métal. Ça fonctionne super. Demain matin à 7h30, rangement de la cale et premières découpe des denbords. C’est la dernière nuit du bateau dans son état d’origine… C’est bizarre, mais ça fait quelque chose...

dimanche 3 février 2008

En route pour le Port de Peruwelz

Vendredi midi, le deuxième chargement arrive. Un camion remplit à raz bord de matériaux isolants. Le vent souffle toujours aussi fort.


Après un premier essai de « lancé de ballots » infructueux, on change de méthode.

Le temps pour Michel de sortir le ballot de l’eau, on place une échelle pour faire tomber les ballots dans la cale.





Une fois la cargaison embarquée, le moteur chauffe et larguez les amarres direction Peruwelz.

Nous traversons quelques ouvrages d’art sympathiques : un pont canal qui nous transporte au-dessus du trafic routier et l’impressionnant ascenseur de Strepy-Thieu.



Après une nouvelle navigation de nuit, nous sommes arrivés au Port de Plaisance de Peruwelz vers 20h00 pour un petit resto bien mérité !

Le lendemain matin, en passant la tête hors du sac de couchage, la vue sur l’eau… Trop beau…

Première douche (tiède) à bord du bateau. Un grand moment ;-)

Le lendemain matin, on débarque la voiture de Michel à l’aide de la grue.

En fin de journée, Alain et le papa de Verõnica nous rendent visite pour voir le bateau et partager un délicieux spaghetti chez Michel à bord de l’Osaka. Et pour fêter ça, hop ! Une bouteille de Veuve-Cliquot !

À la nuit tombée, en voiture pour rentrer à la maison, prendre une douche chaude et dormir dans une maison… Je sens déjà que le bateau me manque… C’est terrible comme on s’attache vite ;-)

vendredi 1 février 2008

Chargement des matériaux de construction

Ce matin, chargement du bois et des matériaux d’isolation.

Nous devions descendre le plan incliné hier après-midi. Mais le vent était trop fort. Le bateau à vide, vent arrière, hélice presque hors de l’eau, sans arrière et avec des denbords rehaussés offrant une belle prise au vent supplémentaire, même avec une bonne assurance, nous n’avons pas pris le risque d’aller nous encastrer dans les bacs du plans inclinés.

Les camions de livraison sont donc venu, par des petites routes de boues, rejoindre le bateau en haut du plan.

Et voilà que le déchargement commence. Une nouvelle étape. Les matériaux de construction sont déposés à bord du bateau. Ca donne presque l’impression que les travaux on débutés !

Dans la journée, après un deuxième chargement, nous reprendrons « la route », en sens inverse vers Peruwelz.













jeudi 31 janvier 2008

Premières nuits à bord...

Il est 3h41 du matin. Je suis sur le sommet du plan incliné de Ronquières. Il gèle dehors. Je suis rhabillé chaudement et bien réveillé. Un croissant de lune se reflète dans l’eau du canal. Je me suis réveillé il y a 10 minutes pour aller vérifier que j’avais bien fermé le purgeur de la pompe du circuit de refroidissement dans la salle des machines, par l’extérieur. J’ai entendu des bruits d’eau et j’ai été pris d’un petit doute. Et si ma salle des machines était sous eaux ?

Ouf, non. Fausse alerte. Tout est en ordre, le sol de la salle est sec.

Ça y est. Maintenant c’est certain. Je dors sur mon bateau.

C’est déjà ma deuxième nuit à bord.

Nous avons reçu les clefs du bateau avant-hier soir. Nous avons passé notre première nuit à bord, avec Michel, avant de prendre « la route » hier à 6h30 du matin, dans le noir.

Albert nous avait rejoint pour nous expliquer comment mettre la voiture sur le bateau à l’aide de la grue. Impressionnant de puissance et de facilité.

Nous traversons Namur encore dans ses habits de nuit.

Plus tard dans la journée nous traversons Floreffe, Auvelais, Charleroi.

Nous traversons également les usines de Arcelor Mittal. Une écluse sépare les usines en deux.

À certains endroits, le trafic est dense.

Après Charleroi, il reste trois écluses à franchir. La nuit tombe sur le dernier bief avant le plan incliné. Nous poursuivons notre route sur le canal éclairé par les reflets des lumières d’autoroutes, de raffineries et d’habitations. À certains endroits, nous allumons les projecteurs pour éclairer la distance qui nous sépare de la berge.

Michel se paie même le luxe de s’offrir son premier trématage de nuit (doubler un autre bateau).

La hauteur des ponts semble diminuer de pont en pont. Sous les derniers, nous avons de plus en plus l’impression que la voiture va toucher. Ouf. Au ralenti, ça passe à quelques dizaines de centimètres près…

Nous arrivons en haut du plan incliné à 20 h30. Nous nous amarrons au milieu des Campinois et des 85 mètres. Nous descendrons avec la cinquième bassinée, demain vers 14h00.

Pour aller manger dans un petit resto, nous décidons de descendre à terre la voiture de Michel. Rock ‘n Roll. Nous apprenons à utiliser la grue, seuls , dans le noir, sur les plats-bords verglacé, Et ça fonctionne, sans une griffe.

Cette journée fut extrêmement riche en émotions et en enseignements.

Tout d’abord, vivre une première journée à bord de SON bateau, c’est vraiment quelque chose. On le découvre sous un nouveau jour. On s’apprivoise. On rêve, on imagine. On commence à tomber amoureux…

Ensuite les expériences :

- Je sais maintenant déboucher, à l’aide d’une longue tige métallique et les mains dans l’eau, le tuyau d’alimentation de la pompe de refroidissement dans la salle des machines.
- Je commence à me débrouiller aux amarres. Je commence à sentir à quel moment les lancer. Comment aider à freiner le bateau. Comment terminer les nœuds d’amarrage.
- Il ne faut pas courir sur les plats-bords. On marche vite et on tient une main sur le rebord des écoutilles.
- J’ai retenu qu’il faut toujours défaire les amarres sur les bollards du bateau avant de défaire la corde à terre.
- Après la manœuvre, on range et prépare les cordes pour la manœuvre suivante.
- Dans les écluses, il faut amarrer à l’avant et à l’arrière et ne pas faire tourner l’hélice pendant les manœuvres d’éclusage.
- Naviguer avec des pneus sur la bordaille peut coûter 150 euros d’amendes par pneu.
- Par respect, on ralenti en passant devant des bateaux amarrés.
- …

J’ai sûrement appris des tas d’autres choses qui me paraissent, déjà, normales…

Il est 4h20, le vent se lève. Je vais aller terminer la nuit dans mon lit. Continuer à rêver à cette nouvelle vie qui commence...

jeudi 17 janvier 2008

Soirée "Habitat Fluvial" le 15 février 2008

Après la super soirée organisée par Jérôme à la Capitainerie de Jambes, Michel Subber accueillera la deuxième édition de cette soirée à bord du bateau OSAKA.

La soirée aura lieu à Ronquières, Ittre ou Peruwelz. L’emplacement où se trouve le bateau sera communiqué aux inscrits la semaine avant la soirée.

L’espace disponible étant limité et vu le succès de la première soirée, la soirée est accessible uniquement sur réservation et par ordre d’inscription, chez xavier(arobase)ange-gabriel.be

Pour cette deuxième édition, plusieurs invités vous parlerons de l’habitat fluvial, dont Philippe Leclerc qui nous fera une présentation sur le thème du “bateau passif” ou “le concept de maison passive adapté à l’habitat fluvial”. (Son blog : http://phainetai.blogspot.com)

Nous aborderons également la problématique financière et fiscale des bateaux logements : budgets, emprunts, hypothèques, TVA, ...

Nous terminerons les présentations par une séance de questions-réponses.

Le bar de l’OSAKA sera ouvert tout au long de la soirée. Ceux qui le souhaitent peuvent apporter un petit quelque chose à grignoter que nous partagerons tous ensemble, sur le principe de l’Auberge Espagnole...

Au plaisir de vous retrouver pour partager à nouveau un moment riche, convivial et stimulant en votre compagnie !

PS : Ceux ou celles qui seraient d'accord de présenter l'un ou l'autre sujet en rapport avec l'habitat fluvial seraient gentil de m'envoyer un petit mail pour que nous organisions les présentations (Jérôme, Christian, Henri, Pierre, Guido, Pierre-Yves, Hervé ?)

Re-PS : Merci de faire suivre cette info à vos contacts intéressés par l'habitat fluvial.

Xavier

mardi 11 décembre 2007

Les plans du bateau

Après 10 jours d’ébullition cérébrale et de dur labeur, Guy nous a offert les plans de l’Ange-Gabriel.

Magnifique. Ça n'a sans doute pas l'air. Mais quand on rêve depuis presque 10 ans à ce projet, c'est vraiment très fort de "voir" le bateau prendre vie sur une feuille de papier... On s'y projette déjà ! C’est une étape importante dans la concrétisation du projet. On peut maintenant visualiser ensemble les différents espaces que nous imaginions chacun dans nos têtes. Ça fait vraiment rêver ! À mes yeux, ces plans sont de véritables oeuvres d’art. On a envie de les encadrer et de les exposer :-)

Maintenant, il va falloir, en fonction du budget disponible, décider, pour chacune des options, si elles sont réalisables ou pas. Les plans vont donc nous aider à affiner les budgets et à valider avec les administrations compétentes que nous sommes dans les règles légales en vigueur…

Nous attendions également les plans pour définir le nombre et les dimensions des hublots à commander. C'est chose faite. Je viens à l'instant d'avoir Michel en ligne qui m'appelait de Gdansk en Pologne pour m'annoncer que la commande était passée et que nous avions obtenu le prix du double vitrage pour le prix du simple vitrage. Ça avance, ça avance... Je suis excité comme une puce !

Vos commentaires constructifs sont évidemment bienvenus !

Si vous désirez recevoir une image des plans en haute résolution (15 Mo), postez un petit commentaire ci-dessous avec votre email, je vous enverrais le lien pour le télécharger.

PS : Encore 10.000 mercis et bravos à Guy !

Le site de l’habitat fluvial en Belgique est en ligne !

Lors de la première « soirée fluviale » à Namur, nous avions évoqué l’idée de créer un site sur l’habitat fluvial avec ses spécificités belges. L'objectif est de poursuivre en ligne nos fructueux échanges en "live".

C’est maintenant chose faite. Après quelques semaines de travail, le site est en ligne. Le contenu de base du site est issu du travail de fin d’étude de Cécile Vannieuwerburgh « bateaux-logement : mode d’emploi ».

Pour le découvrir, c'est par ici : http://www.habitat-fluvial.net

Il reste encore quelques rubriques à compléter avant de le lancer "officiellement" ;-)

N’hésitez-pas à déjà donner votre avis et à poster vos contributions !

vendredi 16 novembre 2007

Les plans du bateaux avancent



Après les mesures, re-mesures et re-re-mesures, les plans sont quasiment prêts...

Les derniers arbitrages sont fait entre dimension des pièces, places à réserver pour le lest, pour les espaces techniques, le stockage, l'emplacement des hublots qui doivent coïncider à l'intérieur tout en restant esthétique à l'extérieur, la hauteur de plafond, les dimensions des terrasses...



Très intéressant de faire cela à plusieurs avec Guy, l'architecte, qui imagine et visualise toutes les possibilités d'aménagement du bateau, Michel, qui habite sur une péniche et a deux aménagement de bateaux à son actif, qui connait bien les contraintes techniques à respecter et Albert, propriétaire du bateau qui connait depuis 27 ans son bateau et connait bien ses réactions aux charges, le travail de la coque... A trois, toutes les options ont pu être validées avec des regards différents et très complémentaires !

Guy va maintenant retranscrire tout cela au propre sur un beau plan à l'échelle.



Avec ce plan, nous allons pouvoir affiner le budget des travaux et, histoire d'être en règle avec la législation, faire valider nos choix techniques avec les pouvoirs public (MET, région wallonne, pompiers...).

Et surtout, continuer à rêver aux beaux espaces que nous venons d'imaginer...

dimanche 11 novembre 2007

Fabriquer et stocker son électricité


Enfin un site où j'ai l'impression d'être assez intelligent pour comprendre comment "fonctionne" l'électricité... Comment calculer la quantité à produire et à stocker en fonction de la quantité à consommer...

C'est ici : Energie Douce

samedi 10 novembre 2007

Expertise de la coque et plan de sondage

L'expertise de la coque est faite. Tout c'est bien passé !

C'était une première pour moi. Pleins de nouvelles découvertes...

Tirage à terre du bateau. L'opération dure moins de 10 minutes. Assez impressionnant de voir cette masse de 70 tonnes sortir des flots, juste posée sur des patins. On dirait un beau cétacé échoué, qui attend sagement de retrouver son élément ;-)

Une fois le bateau sorti, on peux déjà voir l'état général de la coque. Ici pas de trace visible de rouille. Le revêtement noir (gaz) est bien présent partout. Le bateau était déjà sorti de l'eau il y a trois ans. Juste le temps pour les moules d'eau douce de s'installer en colonie sur toute la surface... Les pauvres, elles ne savent pas encore qu'elles n'ont pas choisi la bonne place pour vivre tranquillement...

Ensuite, nettoyage à très haute pression. La personne qui tiens la lance est littéralement arc-boutée pour contrer la pression.



Une fois la coque nettoyée, l'expert peut passer. Il exécute une première inspection visuelle. À l’aide d'un marteau il repère, au bruit, les endroit où il souhaiterait mesurer l'épaisseur de la coque. Il marque ces endroits à l'aide de croix à la craie. Le métal est mis à nu à ces endroits afin d'y apposer le sondeur relié à une sorte d'ordinateur portable qui enregistre les données. L'expert retranscrit ensuite toutes les données enregistrées sur un plan de sondage en version papier.

Dans le cas du bateau, pourtant âgé de 50 ans, le métal n'a jamais perdu plus de quelques dixièmes de millimètres. La tôle de 6 mm d'épaisseur à l'origine, mesure sur toute la longueur entre 5 et 6 mm. On est donc parti pour des dizaines d'années de tranquillité, à condition de continuer à entretenir le bateau, comme le faisait le propriétaire actuel, en le sortant de l'eau tous les 5 ans pour y appliquer 2 couches de gaz.

vendredi 9 novembre 2007

mardi 6 novembre 2007

Expertise du bateau

Voici quelques photos du bateau hors de l'eau, du nettoyage de la coque et du travail de l'expert.

dimanche 4 novembre 2007

Habiter sur une péniche ? Les premières questions...


Pour les personnes qui découvrent le sujet, les questions que l'on se pose concernant les "péniches à habiter" sont souvent les mêmes. J'ai trouvé une liste de ces questions sur un forum et je vais essayer d'y répondre en quelques lignes (les questions sont reprises telles quelles, orthographe SMS comprise ;-)) :

  • "L'eau, l'électricité tout ça, ça marche comment ?"
L'eau : des réservoirs (4000 à 6000 litres), à remplir aux écluses. Ou bien, être raccordé à l'eau de ville, si disponible. Plus citernes et filtres pour le traitement des eaux usées avant rejet dans la rivière.

L'électricité : soit raccordement à EDF, soit groupe électrogène pour l'autonomie et la navigation.
  • "Le téléphone et internet ?"
Téléphone : comme à terre, par le mobile ;-)

Internet : par le 3G (Vodafone en Belgique), 50 euro/mois pour le haut début en durée illimité.
  • "Il faut louer une place ?"
Oui. Le plus dur est d'avoir la permission de stationner. Surtout près des grandes villes (Paris, Lyon, Bruxelles, Amsterdam...)
  • "C'est louable une péniche ?"
Oui, il existe des petites annonces.
  • "Ca coûte combien environ de vivre là dessus ?"
Pour être propriétaire :

Acheter une péniche de transport : 50.000 à 100.000 euro (sans emplacement dans une grande ville).

Aménager une péniche : entre 75.000 et 300.000 euro selon que tu es bricoleur ou que tu fais réaliser les travaux par un chantier naval. Variable aussi en fonction du niveau de finition souhaité.

Pour être locataire :

Variable selon le niveau de confort de la péniche et de la région, comme un appartement...
  • "Déja qu'un petit bateau de plaisance coûte super cher en entretien, je n'ose imaginer une péniche"
Sur un bateau-logement il y a des travaux réguliers à faire (chaque année), mais les prix sont à comparer avec une habitation (non neuve).
  • "Les emplacements sont ils a vie ? Ou tu peux te faire virer par la mairie du jour au lendemain ?"
Les emplacements ne sont pas à vie. Ils sont renouvelables à l'année. Tu peux donc te faire virer d'une année à l'autre. C'est le revers de l'aspect "nomade" de ce mode de vie.
  • "Les normes de la péniche sont-elles statique ? Ou genre du jour au lendemain par un changement de norme tu te retrouve a la rue ?"
Les normes, comme pour tout, ne sont pas statiques. De là à se retrouver à la rue, je ne crois pas...
  • "C'est humide. Mais l'été c'est bien."
L'intérieur d'une péniche bien isolée, avec chauffage central, n'est pas du tout humide. Idem pour l'été, il faut une bonne isolation pour ne pas se retrouver dans un four ;-) L'isolation est un des postes essentiels dans l'aménagement d'un bateau logement.
  • "Quel est la durée de vie d'une péniche ? Genre on peux espérer la garder 25 ans ?"
Certaines péniches dates du début des années 1900 et sont toujours en excellent état. Le secret de la longévité est l'entretien régulier (sortie de l'eau pour un entretien de la coque tous les 5 à 10 ans).

  • "Pour l'achat de ce genre de bête :) Comment ça marche ? Les prix ? Facile d'avoir l'emprunt qui va avec ?"
Pour les prix, voir plus haut.

A la différence d'une maison, pas de frais de notaires (comme quand on achète une voiture), ni de revenu cadastral (en Belgique) ou d'impôt foncier (c'est le bon terme ?) en France.

Pour l'emprunt, c'est la partie du projet, à mon sens, la plus difficile. Les banques sont TRES réticentes à prêter des sommes relativement importantes pour un bien "meuble" (par opposition aux biens "immeubles" ). En effet, une péniche-logement ne peut pas s'hypothéquer. La banque demandera donc d'autres garanties personnelles en plus d'un apport financier personnel.

  • "Il faut pas un permis pour naviguer avec une péniche ? Sinon, elle doit rester stationnaire, non ?"
Exact, il faut un permis pour naviguer. Sinon, il faut demander à un marinier de piloter son bateau.

Voilà, si il reste des questions "générales", n'hésitez-pas à les poster en commentaires, j'essayerais d'y répondre, ou de vous indiquer où l'on peux chercher des informations plus pointues...

samedi 3 novembre 2007

Une magnifique journée !!!


Première journée de navigation à bord du bateau. Un grand moment ! J’étais très impatient de passer une journée à bord, en navigation, en compagnie d’Albert, Chantal et leur fils, les très sympathiques propriétaires de l’ALCHAN-D.

J’en reviens la tête pleine de belles images, d’infos très intéressantes et de bons moments partagés à découvrir la vie à bord avec une vraie famille de mariniers.

En plus, beau cadeau du hasard, le bateau OSAKA, piloté par Michel, son capitaine, faisait route avec nous.

Super ambiance de voyager « en convoi »… Découvrir la manière de communiquer entre le pilote et celui qui est aux amarres, entre bateaux, avec les éclusiers, les manœuvres pour entrer et sortir des écluses, les croisements… J’ai eu la chance de tenir la barre et de naviguer quelques kilomètres… Premiers virages en S, premiers croisements… G-E-N-I-A-L ! Je sens qu’il faudra naviguer pas mal pour acquérir de l’expérience, mais tout ce que j’ai vu me parait réalisable…

Le projet prend vie… J’entre petit à petit dans un nouvel univers… C’est passionnant !

Voici quelques images en vidéo du voyage entre Namur et Pont-de-Loup où le bateau se rendait pour une sortie de l’eau et une expertise aux Chantiers navals Vankerkhoven.